L'Agence de la biomédecine a annoncé
le 20 juin avoir délivré
les premières autorisations de
recherche sur l'embryon à six équipes françaises
travaillant dans des structures publiques. Des 12 équipes
qui en avaient fait la demande, aucune n'a été refusée par
l'Agence de la biomédecine. Six ont été retenues, cinq sont
en cours d'instruction et une s'est retirée. Sur ces six
équipes retenues, cinq sont de l'Inserm et de l'Institut
Pasteur et travailleront sur des lignées de cellules souches
embryonnaires importées.
Pour la première
fois en France,
une équipe tentera sur le territoire national de créer à
partir d'embryons humains des lignées de cellules souches.
Cette équipe est codirigée par Marc Peschanski (Istem, Evry)
et Stéphane Viville (CHU Strasbourg). Marc Peschanski est,
rappelons-le, un chercheur financé par l'argent du Téléthon,
qui a milité activement pour obtenir l'autorisation de la
recherche sur l'embryon et aujourd'hui pour obtenir le
clonage.
Après la publication du
décret d'application du 6 février 2006, ces décisions
constituent le franchissement d'une étape symbolique
supplémentaire qui appellerait une condamnation immédiate de
la part des instances ou institutions qui défendent la vie
de l'être humain dès son commencement.
1/ Le
président de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné,
affirme que
« l’autorisation de la recherche sur l’embryon humain
congelé surnuméraire consacre en réalité et très précisément
la vivisection de l’être humain au stade embryonnaire.»
La Fondation Jérôme Lejeune
rappelle que l’exploitation des cellules de
l’embryon humain n’est en rien une nécessité scientifique
dans la mesure où les chercheurs connaissent la présence de
cellules souches présentant les mêmes caractéristiques dans
l’individu adulte. Chacun sait que le prélèvement chez
l’adulte ne pose aucun problème éthique puisqu’il ne porte
pas atteinte à sa vie.
En conséquence l’exploitation
des cellules souches embryonnaires n’est motivée que par
l’intérêt économique. Les mêmes recherches sur des
embryons d’animaux pourraient être menées mais elles sont
coûteuses puisqu’il faut entretenir l’élevage, alors qu’un
embryon humain « dépourvu de projet parental » n’a
plus aucune valeur.
2/
Par ailleurs, précise Jean Marie Le Méné, "le journal La
Croix qui consacre une page à cette information, sous la
signature de Pierre Bienvault et Marianne Gomez, n'émet pas
la moindre réserve sur la destruction des embryons ni sur
leur utilisation comme souris de laboratoire." Mme Gomez
n'aborde la question éthique qu'avec la seule phrase du
chercheur interrogé ("bénéficiaire" d'une de ces
autorisations): "C'est vrai je ne
suis pas croyant, mais dans mon équipe, certains le sont, et
ces recherches ne les choquent pas, car ils savent qu'elles
peuvent apporter beaucoup."
"Cette phrase de
conclusion reprise sans recul, ni distance, ni même
interrogation, dans un journal comme La Croix, est
déroutante pour des lecteurs déjà déroutés sur le sujet et
insultante pour les catholiques qui connaissent
l'enseignement de l'Eglise et sont pris en otage par cette
position." constate Jean-Marie Le Méné.
Il appartient aux croyants de
faire savoir que la protection de la vie humaine dès son
commencement n'est pas une option facultative, elle est un
devoir pour tout homme et a fortiori pour tout chrétien.