COMMUNIQUE
"Un virage à 180 ° "
10/01/02
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« Enfin, les députés ont voté une partie des amendements
que nous souhaitions depuis plus d’un an » commente Jean-Marie
Le Méné président de la Fondation Jérôme Lejeune : « Nul ne
peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance
». Il donne un coup d’arrêt à la jurisprudence Perruche
et aux errements de la Cour de cassation et nous nous en félicitons.
« Mais attention l’alinéa 3 reste très critiquable sur le
plan éthique » rappelle Jean-Marie Le Méné.
« Cet alinéa maintient qu’il puisse y avoir une " indemnité
destinée à la personne handicapée" », il reste donc dans
la logique de l’indemnité, donc du préjudice résultant de la
naissance de l’enfant handicapé. « En ces termes, l’arrêt Perruche
n’est pas si loin, et c’est en totale contradiction avec le
premier alinéa. »
De plus cet alinéa maintient la discrimination entre les parents
qui font un recours et les autres et entre les handicaps décelables
avant la naissance et les autres. « La seule façon de s’en sortir
est donc de rester dans la logique de la solidarité nationale
sans s’aventurer dans une logique d’indemnisation. C’est la
seule réponse possible pour résoudre à la fois les difficultés
éthiques et les difficultés matérielles des parents. »
La jurisprudence Perruche a été une grande claque pour toutes
les familles.
« Les parents des personnes handicapées, avaient besoin de
réponses claires, précises » rappelle Jean-Marie Le Méné.
« Ils ont besoin d’entendre que la vie vaut la peine d’être
vécue sans détour, sans hésitation. » Et l’alinéa 3, lui, hésite....
« Il faut le supprimer » . Nous attendons donc du Sénat et de
la 2° lecture à l’Assemblée nationale que cet alinéa 3 soit
enlevé avant l’adoption définitive du texte. Alors les parents
d’enfants handicapés auront vraiment gagné.
Jean Marie Le Méné,
président la Fondation Jérôme Lejeune
www.genethique.org
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